Remise en question de l'état d'urgence

Suite au coup d'état récent, la Turquie a instauré un état d'urgence elle aussi. Depuis les opposants au régime, des journalistes, des supposés traîtres, militaires ou policiers, sont arrêtés et emprisonnés. Ceci génère dans la population une grande anxiété et une instabilité majeure.


En France, on constate une situation similaire. La répression, c'est quand des manifestations sont souvent accompagnées de coups de matraque, de gaz lacrymogènes, de tirs de flashball, de canons à eau. Les arrestations fréquentes, les multiples contrôles d'identité, le fichage numérique des individus. Justifier continuellement la violence, la rendre même naturelle participe à l'oppression.


La censure, c'est quand on résume une situation de guerre à un simple état d'urgence, tout autre regard sur cette actualité étant mis sous silence. Chaque discours ou écrit est comparé à la parole dominante, sa conformité avec ce qu'il faudrait dire est vérifiée et soulignée. Manifester, oui, mais le faire selon la base que les autorités préfectorales ont indiquée. Écrire, oui, mais sans dénoncer l'hypocrisie de l'État. Penser, oui, mais le faire en silence.


Tout cela favorise l'abolition de la liberté, répondons avec calme à la violence. Malgré les tortures, les attentats, ou les menaces multiples, nous gardons notre sérénité dans la non-violence.


Écriture à quatre mains, Nirvanã Vidyã et Alan Tréard