Mieux que l'état d'urgence

Quand on nous a présenté l'état d'urgence, cela évoquait une disponibilité persévérante chez les policiers et les militaires. Cela évoquait des heures supplémentaires, qui malheureusement ne sont pas payées, et de fréquentes prises de risque. De nombreux policiers étaient prêts à désorganiser leur vie familiale pour s'engager pour la nation. Cela pouvait également entraîner des troubles de santé mentale et physique suite à un manque de repos.


De ce fait, état d'urgence signifie un contrôle de tout individu (mêmes les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, et les animaux...) ; or certains grands magasins, certains centres commerciaux, toutes les petites boutiques, épiceries, boulangeries, cafés-restaurants, certains lieux culturels, musées ou spectacles, les écoles, sont-ils contrôlés par la fouille des bagages ? Certaines administrations ou services publics pourraient être fouillés fréquemment, les individus fichés, les téléphones sur écoute, bref, voilà ce que devrait être un véritable état d'urgence. Qu'attendons-nous pour agir dans ce sens novateur ?


Nous sommes encore dans un « état d'urgence » déclaré, qu'est-ce que cela signifie ? Qu'avez-vous vu comme changement dans votre quotidien ? Quel sera l'état d'urgence de demain ? Un état d'urgence devrait réduire la liberté de chacune & chacun dans ses allées et venues et dans ses horaires. Cela signifie la fin du travail de nuit, avec un couvre-feu (hormis les hôpitaux et les pompiers, parce que ça, c'est différent...) ; et messieurs, mesdames, vous ne pourriez plus aller au restaurant à minuit.


La question qui se pose aujourd'hui est : Est-ce que les élections présidentielles vont nous offrir cet état de grâce ? Nous vous laissons réfléchir.


Écriture à quatre mains, Nirvanã Vidyã et Alan Tréard