Marche de solidarité


Nous avons marché pour marquer un message de solidarité envers les victimes du groupe Bolloré.


Samedi 19 novembre, une centaine de manifestants sont partis de Bastille pour rejoindre République à Paris avec un message fort à lancer : « N'ayons plus peur ! » Certains des manifestants redoutent les représailles de l'Ambassade camerounaise, ceci génère une grande anxiété.


Plusieurs collectifs africains étaient présents, le collectif ESEKA, Pour un Cameroun nouveau, le CNRT et l'AFASPA ainsi que de nombreuses & nombreux Nuitdeboutistes venus en solidarité avec les victimes du déraillement au Cameroun. Nous voulons casser cette image que donne aujourd'hui l'Union Européenne : l'avarice, la prédation, l'indifférence. Oui, nous sommes solidaires avec les pays africains qui subissent les pillages et les coups de force multiples. Il est temps d'apaiser les relations internationales. Nous souhaitons également condamner les manœuvres du groupe Bolloré pour défaire l'information au profit de la propagande en distribuant une presse mensongère comme Direct Matin, ou en affaiblissant les journalistes sans arrêt.

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« Les chemins de fer en Afrique doivent être rénovés, le groupe Bolloré doit faire des investissements. » Il est reproché au groupe Bolloré de n'avoir pas fait les investissements nécessaires depuis de l'acquisition des chemins de fers au Cameroun en 1999. « Depuis le rachat des lignes de chemin de fer, pas un rail n'a été construit, pas un seul wagon neuf n'a été installé. »


Exprimer notre solidarité à l'égard de ces injustices est la première de nos revendications. C'est avec un poids lourd dans le cœur que l'indignation s'est exprimée. Celles & ceux qui font des bénéfices ici ou ailleurs ont une responsabilité quant à la préservation des structures acquises. La diplomatie française elle-même devrait se sentir impliquée par ces dérives financières. Au-delà des vies, il y a une volonté affirmée de Bolloré de se rendre insensible aux conséquences de ces abandons. Il a été proposé une indémnisation de 2300 euros aux victimes de l'accident de rail qui a fait 79 morts, or ceci n'est pas suffisant.

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La manifestation s'est terminée dans le calme et aura permis à chacune & chacun d'entre nous d'exprimer sa solidarité envers les victimes de cet incident. L'argent ne rend pas tout puissant, l'argent doit être accompagné de considérations humaines. Nous restons persuadés que notre message sera entendu, et que le nécessaire sera fait pour responsabiliser le groupe Bolloré immédiatement.


Nous adressons une fois de plus toute notre amitié avec les citoyennes & citoyens Camerounais.


Nous demandons à ce que la liberté d'informer soit préservée en France et cela sans entrave.

Alan Tréard