Mémoire du treize novembre

Pour ne jamais oublier


Ils étaient jeunes, beaux, remplis de vie, d'espoir, de joie, foudroyés en plein cœur de leur jeunesse, pour d'autres au rayonnement même de leur destin !! …

Pourtant, même sans voix, sans souffle, ils ne se tairont pas.

Sans main, ils continueront de s'exprimer par l'écriture ou le dessin.

Sans pied, ils avanceront, plus forts, pour fortifier les vivants et les survivants.

Sans voix, sans souffle, sans main, sans pied, ils chanteront, ils joueront de la guitare ou du piano, ils danseront.

Leurs projets, leurs idéaux progresseront à travers les rescapés, aussi grâce à ceux qui étaient absents.

Nous, les vivants, nous nous joindrons aux survivants et aux « sans souffle » afin de fêter la vie pour ne jamais les oublier ! même si l'horreur restera gravée en plein cœur.


Paris, le 18 novembre 2015


N.-V.


Hommage aux innocents


Un treize, un vendredi du mois de novembre deux mille quinze, des verres emplis d'un liquide couleur miel, (la bière) sur les tables des terrasses de cafés ; des gens joyeux, de tous âges ; certains fêtaient des anniversaires, des diplômes ; les rires, les photos faisaient la farandole dans tout Paris ; dans la salle de concert, les musiques fusaient, les jambes dansaient, les voix chantaient ; dans un stade à Saint-Denis, les adultes et les enfants, heureux, assistaient à un match de football. Puis soudainement ! des bruits assourdissants, des cris, du sang, le silence, les sirènes, l'effroi, les larmes...

Un an plus tard, le silence d'effroi est toujours présent, cachant les larmes et les plaies...

Il y a les morts et les vivants, il y a les survivants et les morts-vivants tels ces êtres détruits psychologiquement sous le choc, à cause de la perte d'un être cher, tels ces êtres détruits dans leur chair, … pour la plupart jeunes qui allaient réaliser leurs projets, leurs idéaux, commencer une nouvelle vie...

Pensons à eux qui se battent pour retrouver une vraie vie, qui résistent à ces trous béants dans leur destin, qui se battent pour nous donner la force de vivre.

Unissons-nous tous en chaîne humaine pour diffuser l'amour !

N'oublions pas ceux qui ont perdu leur habitat lors de l'assaut final à Saint-Denis et dont certains ont également perdu la raison ou le travail.


Paris, le 13 novembre 2016.

N.-V.